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Un SSD 1To est aujourd'hui la capacité de référence pour le disque système d'un PC gamer ou d'un poste de travail : Windows, les logiciels et plusieurs gros jeux y tiennent ensemble, sans désinstaller en permanence. Toute la sélection utilise le protocole NVMe en PCIe 4.0 et démarre à 5 000 Mo/s en lecture. À ce niveau, le chargement d'un jeu dépend déjà plus du moteur et du processeur que du stockage. Monter vers 7 000 Mo/s se justifie surtout pour les exports vidéo et les gros transferts. Ces modules M.2 demandent en revanche un emplacement compatible NVMe sur la carte mère, ce que les PC plus anciens n'ont pas toujours.
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| Usage | Ce qui occupe l'espace | Verdict pour 1 To |
|---|---|---|
| Bureautique, développement, poste pro | Windows 11 (64 Go minimum requis par Microsoft), logiciels métier, documents | Large marge, la capacité n'est pas un sujet |
| PC gamer, disque unique | Windows + jeux de 30 Go pour un titre compétitif à 150 Go pour un monde ouvert récent | Confortable pour une bibliothèque tournante de quelques gros titres, juste si tout doit rester installé |
| Disque dur interne SSD 1To réservé aux jeux | Tout le volume pour la bibliothèque, Windows sur un autre SSD | Bon calibre en complément d'un disque système |
| Montage vidéo 4K | Environ 70 Go par heure de rushes HEVC à 150 Mbit/s, plus de 300 Go par heure en ProRes 422 HQ | Adapté au système et au cache de montage ; à peine 3 heures de rushes ProRes HQ |
| Mini-PC ou portable à un seul slot M.2 | Système, logiciels et données sur le même volume | Minimum raisonnable si les fichiers lourds sont sur un stockage externe ou réseau |
Un jeu installé à 90 Go peut dépasser 110 Go après quelques saisons de contenus et de correctifs. On dimensionne donc la capacité sur la bibliothèque à venir, pas sur celle du jour de l'achat.
Les fabricants comptent en base 10, Windows en base 2. Le téraoctet commercial vaut 1 000 milliards d'octets. Le système divise ce nombre par 1 024³ pour exprimer ses « Go », ce qui donne environ 931. Aucun espace n'est perdu. La partition de récupération et les fichiers système réduisent ensuite l'espace libre visible après installation.
Souvent oui, surtout en écriture. Un SSD répartit les données sur plusieurs puces de mémoire flash qu'il sollicite en parallèle. Une petite capacité en compte moins et dispose d'un cache SLC plus réduit. Chez plusieurs fabricants, les versions 500 Go écrivent nettement moins vite que les versions 1 To, alors que les versions 1 To et 2 To annoncent généralement des débits proches.
Elle se mesure en volume écrit, pas en années. Ramené sur cinq ans, l'indice d'endurance le plus bas de la sélection permet environ 82 Go d'écriture par jour, le plus élevé près de 330 Go. Un usage jeu ou bureautique reste en général très en dessous. La lecture n'use pas la mémoire flash : seules les écritures comptent.
Oui, si le portable dispose d'un emplacement M.2 2280 en NVMe. Ce format est répandu sur les portables, mais certains ultraportables et consoles portables n'acceptent que des modules plus courts, en 2230 ou 2242. L'épaisseur compte aussi : un module simple face, sans composant au dos, entre plus facilement dans un châssis fin.
Pas dans un PC fixe dont la carte mère couvre déjà ses slots M.2. La plupart des cartes mères milieu et haut de gamme ont une plaque dissipatrice sur leurs emplacements M.2, ce qui suffit en PCIe 4.0. Sans cette plaque, dans un boîtier peu ventilé, un module peut réduire temporairement son débit pendant les écritures longues pour se protéger. Dans un portable, c'est le châssis qui assure le refroidissement.
À capacité identique, deux références peuvent afficher près de 50 % d'écart en lecture, et l'endurance garantie peut varier d’un à quatre. La sélection réunit Samsung, Crucial, Kingston et Western Digital, tous au format M.2 2280 et en interface PCIe 4.0. Le tri se fait donc sur la mémoire embarquée et la génération du slot plutôt que sur la connectique, des critères qui valent pour l'ensemble des disques durs SSD, quelle que soit la capacité.
Le protocole NVMe fait passer les données par les lignes PCIe, alors que l'ancienne interface SATA plafonne autour de 550 Mo/s. Dans cette sélection, les lectures séquentielles vont de 5 000 à 7 450 Mo/s et les écritures montent jusqu'à 6 900 Mo/s. Le haut de la fourchette approche le plafond théorique de 8 000 Mo/s d'une liaison PCIe 4.0 x4, ce qui place ces modules au cœur de l'offre de SSD PCIe 4.0.
Ces chiffres supposent un emplacement de même génération. Sur un slot PCIe 3.0, un module PCIe 4.0 fonctionne normalement mais redescend vers 3 500 Mo/s, et payer le haut de fourchette n'a alors plus de sens. C'est le cas typique d'une carte mère AM4 à chipset B450 ou d'une plateforme Intel antérieure à la 11e génération Core. Pour comparer d'autres capacités au même format, la famille complète des SSD M.2 NVMe reprend les mêmes repères d'interface.
Les débits d'écriture annoncés sont mesurés dans le cache SLC, une zone tampon rapide du disque. Une fois ce tampon rempli pendant une longue copie, ce sont le type de mémoire flash et la présence d'un cache DRAM qui déterminent le comportement réel :
Les SSD Samsung sont entièrement conçus en interne, du contrôleur à la mémoire V-NAND TLC, et les deux références proposées dans cette capacité affichent 600 TBW. Les SSD Crucial utilisent la mémoire flash de Micron, leur maison mère, et existent aussi bien en TLC qu'en QLC selon les gammes, pour privilégier l'endurance ou le coût au gigaoctet.
Le SSD n'est plus une option pour jouer : Baldur's Gate 3, par exemple, l'exige dès sa configuration minimale. L'API DirectStorage de Microsoft, pensée pour les SSD NVMe, va plus loin : elle confie à la carte graphique une partie de la décompression des données, jusqu'ici faite par le processeur.
Pour un SSD 1 To unique qui accueille Windows et la bibliothèque, une mémoire TLC supporte mieux les mises à jour lourdes. Pour un second disque réservé aux jeux, surtout sollicité en lecture, une référence QLC suffit. Sur un ordinateur gamer doté de deux emplacements M.2, séparer système et jeux reste la solution la plus souple à faire évoluer.
Montage, rendu 3D, compilation ou machines virtuelles écrivent de gros volumes en continu. C'est là que la mémoire TLC, le cache DRAM et une endurance élevée deviennent rentables. Le 1 To sert alors de disque système et d'espace de travail rapide (cache, fichiers temporaires), et les projets terminés partent sur un volume plus grand. Sur un PC professionnel conçu pour la vidéo ou la 3D, cette séparation entre disque rapide et volume de stockage se prévoit dès la configuration.
C'est la mise à niveau la plus visible au quotidien. Un disque mécanique plafonne autour de 200 Mo/s avec des temps d'accès de plusieurs millisecondes, alors qu'un module NVMe répond en moins de 100 microsecondes. Le démarrage, l'ouverture des logiciels et la recherche de fichiers en profitent tout de suite.
Une limite à connaître : tous les modèles de cette page sont au format M.2 et se fixent directement sur la carte mère. Un PC sans emplacement M.2 NVMe ne pourra pas les accueillir. Il lui faudra un SSD SATA au format 2,5 pouces, branché sur un port SATA, moins rapide qu'un module NVMe mais déjà bien plus réactif qu'un disque mécanique.
Quatre points suffisent pour valider l'achat. Ils figurent tous dans le manuel ou la fiche technique de la carte mère, slot par slot :
Une référence Samsung de la sélection accepte aussi une liaison PCIe 5.0 sur deux lignes. Ses débits restent ceux d'un SSD PCIe 4.0, mais elle s'adapte aux plateformes qui câblent certains slots M.2 en x2. Les modèles PCIe 5.0 reliés sur quatre lignes dépassent eux 14 000 Mo/s en lecture, avec un gain surtout sensible sur la copie de très gros fichiers. Ils exigent toutefois un slot M.2 Gen5, présent seulement sur une partie des cartes mères récentes : le standard PCIe 5.0 ne s'exploite que si processeur, chipset et emplacement le prennent tous en charge.
Au-delà du SSD interne 1 To : passer au palier supérieur
Quand la bibliothèque ou les projets ne tiennent plus, deux options existent, avec des contraintes différentes sur la carte mère :
Le nombre d'emplacements M.2 libres décide le plus souvent : un seul slot pousse vers la plus grande capacité dès l'achat, deux slots ou plus permettent d'en ajouter un plus tard.
Pour la vidéo haute définition ou une machine limitée à un seul emplacement, un SSD 4 To évite d'avoir à jongler entre disque interne et stockage externe.